La charte de déontologie est le fondement éthique de ma pratique du shiatsu et de mon accompagnement du deuil.

Elle repose sur les valeurs portées par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sur des valeurs clés telles que le respect, non-jugement, éthique, humilité, empathie, proximité, impartialité, confidentialité, laïcité.

Le but de la présente charte est d’établir un cadre protégeant la personne bénéficiaire, moi-même en tant que praticienne de shiatsu /accompagnante du deuil et les autres parties prenantes, directes ou indirectes, dans la relation accompagnante / accompagnée.

Je, soussigné(e), Gaëlle Guiny, m’engage :

  • A m’acquitter de ma mission avec honnêteté, soin, diligence, professionnalisme, impartialité et éthique ;
  • A n’adhérer à aucune organisation ou association dont l’objet serait incompatible avec les objectifs et principes éthiques de Seule Ensemble ;
  • A faire preuve à l’égard de toute personne, de la plus grande honnêteté et à ne pas avoir recours à des allégations mensongères qui pourraient tromper sur mes compétences. A ne jamais, par conséquent, surestimer mes compétences et/ou les possibilités de mon intervention dans l’exercice de la discipline qui est la mienne et demeure strictement complémentaire de l’acte médical ;
  • A ne collaborer qu’avec des partenaires qui partagent mes valeurs et mes engagements éthiques.

Article 1 – Formation professionnelle initiale et permanente

J’ai reçu une formation professionnelle initiale théorique et pratique apte à créer une compétence d’exercice du métier de praticienne de shiatsu traditionnel et d’accompagnement du deuil.

Je m’engage à régénérer ma formation et mon développement personnel tout au long de l’exercice de ma profession, via des participations à des sessions de formation complémentaire, à des conférences, ou à des colloques organisés par la profession.

Article 2 – Processus de travail sur soi

Compte tenu des implications psychologiques en particulier concernant les accompagnements, j’atteste d’une démarche de travail sur moi-même approfondie, achevée ou en cours, ce travail étant bien distinct de ma formation.

Article 3 – Supervision

J’ai un lieu de supervision de ma pratique. Cette supervision est assurée en individuel ou en groupe par un ou des pairs qualifiés.

Article 4 – Confidentialité

Je suis tenue par le secret professionnel. Je prends toutes les précautions pour maintenir l’anonymat des personnes qui suivent les accompagnements, séances et ateliers que je dispense et, en particulier, ne communique aucune information à un tiers sur une personne sans son accord exprès.

Toute information sur une personne bénéficiaire est traitée de façon strictement confidentielle sous réserve du respect des lois en vigueur. Cette règle de confidentialité est essentielle pour l’établissement d’une relation de confiance sans laquelle le processus d’accompagnement ne peut ni commencer, ni perdurer.

La personne bénéficiaire est néanmoins informée que dans certaines circonstances graves, ou si elle représente un danger pour elle-même ou pour les autres, je peux sortir de la confidentialité et entreprendre une action appropriée.

Article 5 – Indépendance

Je me maintiens dans une position d’indépendance. Dans un contrat implicite lié à la signature de cette charte, sauf spécification vue ci-dessous, je m’astreints à ne rien communiquer du contenu des séances, ni aux proches de la personne bénéficiaire, ni à aucun autre tiers, et cela dans le seul intérêt de la personne bénéficiaire. Je garde ma liberté de refuser un contrat d’accompagnement pour des raisons personnelles ou éthiques ou qui me mettrait en porte-à-faux par rapport à l’application de la présente charte.

En cas de cessation d’activité, je prendrai les mesures nécessaires pour que toutes mes notes soient détruites.

Article 6 – Respect de la personne

Une des caractéristiques d’une relation d’accompagnement peut générer un lien transférentiel entre accompagnante/accompagnée (précédemment mentionnée en tant que « personne bénéficiaire »). Ce lien peut mettre l’accompagnée dans une relation de dépendance vis-à-vis de l’accompagnante. Je n’en tirerai pas avantage et m’abstiendrai de tout abus de pouvoir et de passage à l’acte à l’encontre de l’accompagnée.

Tout jugement de valeur sur la personne bénéficiaire sera banni de mon mode d’exercice.

Aucune contrainte morale ne sera exercée sur les personnes bénéficiaires.

Article 7- Attitude de réserve vis à vis des tiers

J’observe une attitude de réserve vis-à-vis des tiers, public ou confrères, au travers d’informations que je peux livrer sur l’exercice de mon métier, lors d’interviews ou de conférences, pour éviter, par exemple, tout risque de reconnaissance des personnes bénéficiaires par autrui, ou encore utiliser ses personnes bénéficiaires à des fins médiatiques sans leur accord.

Article 8 – Obligation de moyens

Je mets en œuvre, sans obligation de résultats et dans la limite de mes moyens, tout ce qu’il m’est possible pour mener à bien la mission d’accompagnement qui est la mienne et aider les personnes à devenir plus responsables et autonomes dans la gestion de leur bien-être et de leur qualité de vie, y compris en ayant recours, si besoin est, à un(e) confrère.

Je m’engage à ne jamais demander ou conseiller à une personne bénéficiaire la suspension d’un traitement médical en cours et à ne pas contrecarrer la prescription d’un médecin, à ne jamais interrompre le suivi médical, les examens et/ou les investigations propres à déterminer ou préciser les causes de son affection et à ne jamais poser de diagnostic, apanage du corps médical.

L’exercice des pratiques non conventionnelles de soins rassemblées dans le cadre des accompagnements que propose Seule Ensemble constitue un complément éventuel et non une alternative à la médecine classique.

Ces pratiques s’inscrivent cependant de manière tout à fait naturelle dans l’acceptation et la définition de la santé donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : “La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.”

Article 9 – Non condamnation

Je n’ai jamais fait l’objet d’une condamnation en justice résultant d’une poursuite engagée contre moi.

Je suis responsable de l’observation des principes de la présente Charte et me doit de l’utiliser comme base d’une pratique professionnelle intègre plutôt que comme un ensemble d’exigences minimales. Je m’engage à être toujours respectueuse des obligations légales, réglementaires et/ou administratives françaises et à m’y conformer.

Si je suis amené(e) à me faire assister par du personnel ou par des partenaires tiers, je suis tenu(e) de lui faire respecter les principes de la présente Charte.

Article 10 – Recours

Toute organisation ou toute personne peut engager une action contre moi en cas de non-respect de l’une des règles édictées par la présente charte.